Envoyez vos meilleurs souvenirs avec IBM France (témoignages écrits, photos, vidéos) en nous écrivant à l'adresse ibmcentenaire@gmail.com. Après modération, vos articles seront affichés sur ce blog.
Affichage des articles dont le libellé est Jacques Lemonnier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jacques Lemonnier. Afficher tous les articles

lundi 22 septembre 2014

Episode 4 de la vidéo du centenaire : IBM demain ?



Jacques Lemonnier, Jean-Laurent Bonnafé, Michel Siebert, Annick Le Ber, Gilles Cordesse, Antoine Frérot, Christian Estrosi et Alain Bénichou témoignent à l'occasion du centenaire d'IBM France

vendredi 19 septembre 2014

Episode 4 de la vidéo du centenaire : IBM et Vous




Guillaume Pépy, Jacques Lemonnier, Gilles Cordesse, Pascal Buffard, Stéphanie Cardot, Antoine Frérot, Sébastien Grosjean, Bruno Fuyot, Christian Bresson, Sylvie Spalmacin-Roma, Vincent Froehlicher et Michel Siebert témoignent à l'occasion du Centenaire d'IBM France.

lundi 19 mai 2014

Témoignage d'IBMer : Bernard de Luze


Je suis entré  le 1er Août 1959 à Paris comme élève Ingénieur Commercial.
A l'époque, l'embauche était précédée de 5 interviews de 5 minutes avec 5 Directeurs de la Place Vendôme. Les cours de formation ne commençant qu'en Septembre, on m'a envoyé chez un client Agent de Change, dans l'atelier mécanographique, battre des paquets de cartes perforées, les trier, les interclasser, les imprimer. Très sympa !!!!

Formation jusqu'à la fin décembre, puis affecté à l'Agence de Bordeaux, patrie de ma famille. J'y ai passé l'année à essayer de faire une partie du quota personnel du Directeur, Monsieur Gouliaud. Très bonne ambiance, nous étions une quinzaine au total, dont 4 Ingénieurs Commerciaux. J’y ai passé l'année 1960.

J'ai alors été affecté à la nouvelle Agence de Limoges début 1961. J'ai habité l’Hôtel Central 3 mois avant d’être envoyé à Bourges où j'ai loué un petit appartement sans téléphone, rue Moyenne, à 80 m. de la Poste, et 150m. de la Cathédrale. J'avais un territoire à gérer et à prospecter que j'avais appelé « Le croissant infertile » et qui couvrait la Creuse, le Cher, l'Indre et la Vienne. J'ai prospecté Guéret, où l'on déjeunait pour 6 francs.
Au Blanc, commune de l'Indre, j'avais comme client Les Entrepôts de l'Armée de l'Air. Le centre mécanographique était dirigé par un Adjudant-Chef qui m'a montré des archives très précieuses: une étude commerciale signée par Jacques Maisonrouge, Ingénieur Commercial, avec une tenue de stock organisée autour de la formule: ancien stock plus entrées moins sorties égal nouveau stock.
J'ai fait mon Quota!!!Je me suis marié le 4 Janvier 1962, installé toujours à Bourges avec ma femme. Je l'ai abandonné pour ma première Convention, cette année-là à Vienne en Autriche. N'ayant pas réussi à signer la Banque Hervet, gros compte Bull, j'ai quand même été affecté à Paris le 1er Janvier 1963 au Bureau de Marengo, LE Bureau des Banques et Assurances, où je suis resté 3 ans. FANTASTIQUE!!!!.

1er Janvier 1966, fin de ma carrière d'Ingénieur Commercial, je suis nommé Directeur de l'Agence de Montpellier. Pourquoi??? Parce que je parle l'anglais et que plusieurs fois par an débarquent de New-York quelques Américains qui viennent visiter l'Usine de Montpellier. Traditionnellement, quand on visite l'Usine on doit visiter l'Agence.

A l'Usine, les Directeurs parlent l'anglais, à l'Agence, personne !
Donc il fallait un Directeur parlant la langue. J'y suis resté 5 ans, très rare chez IBM, une période merveilleuse, des amis proches que nous conservons soigneusement. Nous avons eu des jumelles le 31 Juillet… et le 1er Octobre, j'étais nommé Directeur Général d'IBM Turquie ! Plus loin, toujours au bord de la Méditerranée.

En Septembre, Ségolène et moi allons à Istanbul louer un appartement pour nous sept, nous avons 5 enfants, et tout début Octobre, il reste 5 valises, le Baptême des jumelles à Paris un samedi et pendant la réception le téléphone sonne. Le Directeur du Personnel d'IBM Turquie me dit de venir seul le lendemain : il y a le Choléra à Istanbul et déjà 20 morts...!

Je suis donc parti seul, revenu 15 jours plus tard, reparti avec ma smala et installé au Hilton à attendre mon déménagement presque un mois ! Entre temps une dévaluation de 66%. Tous nos contrats de location étaient payables à 80% en dollars, le reste en livres turques. J’ai demandé un financier américain à la Worldtrade pour rebâtir un Plan financier drastique: on a fermé le bureau d'Izmir, d'Adana, rapatrié le personnel de 4 bases militaires américaines, bref, l'horreur ! L'hypothèse était que nous allions perdre un gros tiers de nos clients: miracle, nous n'en n'avons pas perdu un seul !
Mon prédécesseur était un américain bizarre, détesté au point que les syndicats avaient menacé de grève générale. Pour tout arranger, j'ai convoqué un Quick Off Meeting des 220 employés turcs au Hilton le 4 Janvier et après 2 courtes introductions en turc et en anglais par mes collaborateurs, je me suis levé et j'ai parlé 4 minutes en turc. Les 3 plus anciens du premier rang pleuraient: je n'ai pas eu une difficulté sociale pendant mes 3 années. Jacques Maisonrouge et sa femme sont venus rentrant de Persépolis où ils avaient été invités au couronnement du Shah. Kap Cassani est venu m'inspecter, beaucoup d'autres aussi, Istanbul avait bonne réputation.

 1974: nous voici de retour en France, à Paris. Un an assistant de Jacques Lemonnier, puis Directeur d'une Agence Administration, quand arrive une convocation urgente de Jacques Maisonrouge au Retiro en Décembre 1976. Il était Administrateur d'une filiale française d'une Compagnie  américaine S.R.A. Science Research Associate, maison d'édition scolaire pour l'apprentissage de la lecture appartenant à IBM.

Il fallait un nouveau Directeur Général, l'actuel venait d'être remercié. « Allez à Chicago voir le Président d'SRA, Dick Giesen et téléphonez-moi de là-bas si vous faites affaire ».
J'y suis resté 5 ans jusqu'à l'avoir vendue à un concurrent entre les deux tours de l'élection de François Mitterrand en 1981. Me voici de  retour à IBM France ! Je me suis occupé des relations avec les SSCII, j'avais un Département d'IC ayant tous 20 ans de carrière.....

Pas très longtemps, car IBM Europe m'a alors proposé un poste très intéressant : prendre la Présidence d'IBM Zaire et d'IBM Nigéria. J'allais donc tous les mois ou presque passer une semaine et plus à Lagos et une fois par trimestre 10 jours à Kinshasa. 

Au bout de 3 ans , je suis revenu à IBM France passer mes 3 dernières années. Jusqu'en Septembre 1989, j'ai fait de la motivation en organisant pour le corps commercial et technico-commercial des concours et des voyages autour du monde. 

Comme il y avait beaucoup de personnel féminin gagnant, IBM et les voyagistes voulaient une note féminine dans ces voyages. Donc ma femme, experte depuis 3 années de Bazar d'Istanbul, m'accompagnait dans les voyages de reconnaissance. Nous avons ainsi fait des voyages fabuleux au Rajasthan, à Bali, en Indonésie, au Népal, pour sélectionner les meilleures boutiques de bijoux, de tissus, de colifichets de toutes sortes au meilleur prix, bien sur ! Bouquet final : un extraordinaire voyage  d'étude de 50 Ingénieurs  Commerciaux et du Directeur Général Claude Andreuzza au Japon pendant 12 jours avec en point d'orgue un vrai tremblement de terre pendant Le Grand Dîner officiel de clôture ,120 personnes,  à Tokyo. Retour par 2 jours de Hong-Kong pour se refaire une garde-robe.

En Septembre 1989, profitant d'un très avantageux plan de séparation d'IBM France, 30 ans après quasi jour pour jour, j'ai quitté la Compagnie. Dix jours plus tard je rencontre un ami voisin d'immeuble et  qui plus est IBMer d'IBM Europe, chez le boulanger à 8 heures du matin. Je lui dis que j'ai quitté IBM huit jours plus tôt, il me répond que je dois venir le voir le jour même à son bureau : un ancien VP. d'IBM Europe, devenu chasseur de têtes à New-York cherchait un Directeur pour une Start Up canadienne dans la transmission de données par radio, appelée MDI. Un mois plus tard, j'arrivais prendre mon poste chez MOTOROLA, entre temps, la Compagnie canadienne avait été racheté par Motorola. J'y suis resté cinq ans pour apprendre que la radio n'était pas une science exacte.

In  fine, j'ai eu une carrière très intéressante et variée entre IBM France et IBM World Trade au milieu d'amis très sympathiques. Que de bons souvenirs !

mercredi 14 mai 2014

Témoignage d'IBMer : Henry Doucet

Informatique et crampons

Entré à la Compagnie en mai 1967, j’ai rejoint en janvier 1968 l’Agence Commerciale Paris Administrations et son département EDF/GDF.

Jeune ITC, j’arrivais dans une équipe nouvelle, mixte EDF/IBM, constituée pour inventer un autre moyen de gérer les abonnés du gaz, de l’électricité et leurs contrats.
Remplacer les nombreuses liasses de papier par un écran, des bases de données, et un traitement en « temps réel » des demandes : la TéléGestion des Abonnés. Toutes choses encore inexistantes, jamais encore vues en Europe …..

Avec la mise en place de ce projet commun est aussi apparu aux managers des deux entreprises l’intérêt pour leurs ingénieurs de s’apprécier autrement que dans la relation professionnelle quotidienne. Cette idée se cristallisa bientôt autour d’une rencontre de football, plusieurs de nos interlocuteurs EDF pratiquant alors cette discipline.

C’est ainsi que ce 20 avril 1968, nous nous sommes retrouvés nombreux sur le site de Corbeil- Essonne, supportés par nos hiérarchies respectives, avec pour IBM, la présence de notre président Jacques Lemonnier.

Cette photo reste un témoignage de ce jour, c’est elle qui m’en a soufflé la date précise.
Je me souviens, il faisait beau et chaud. Le club sportif du CE nous avait prêté les équipements nécessaires (maillots foncés pour IBM, maillots rayés pour EDF).
Je n’ai pas joué tout le match, nous étions suffisamment nombreux pour nous relayer à la défense des couleurs IBM. Malgré cela, équipe moins rodée, nous nous sommes inclinés face à des pratiquants plus entrainés.

Logique, donc pas de regrets, et puis … n’était-il pas commercialement correct de laisser gagner ses invités ?

C’est ensuite au restaurant de l’Usine que nous avons tous ensemble déjeuné et prolongé cette matinée sportive.
D’autres évènements semblables suivirent et nos relations de travail n’en furent que plus harmonieuses.

vendredi 18 avril 2014

Témoignage d'IBMer : Viviane Blum


Je suis rentrée en 1959. J’ai été embauchée pour la direction financière. Je me suis retrouvée dans le recrutement grâce à ma mère : j’étais dans un boulot qui ne m’intéressait pas et elle m’a conseillé de mettre une annonce sur les Echos.

Pour les administratifs, tous les mardis matin, le chef du personnel regardait les Echos et a remarqué mon annonce. J’appelle IBM qui me demande quand je suis libre. Ils me donnent un entretien ce vendredi même Place Vendôme.

 
 

On me reçoit, je passe des tests – 7-8 feuilles à remplir. Je lui dis que je parle anglais et il me dicte une lettre en français que je dois taper en anglais.

Il jette un œil aux réponses et me dit que je vais être présentée cet après-midi dans les locaux du Louvre pour faire connaissance avec les collègues, le patron pour que je sois prête à travailler le lundi suivant. J’ai été reçue l’après midi, on m’a accompagnée au bureau et j’ai commencé à taper des factures en anglais pour les camions italiens et allemands.

J’étais à la direction financière Place Vendôme. Quand j’avais quelques moments de répit, je faisais le courrier du patron. J’ai beaucoup appris en rigueur, exactitude et confiance qu’on pouvait nous donner : au service import export, mon patron allait dans les ambassades. Puisqu’il partait pendant 2 mois en vacances, mon patron voulait que j’y aille à sa place. Ça montre la confiance qu’ils avaient et les opportunités.

J’ai été embauchée pour la partie assurances : sinistres, ce que les gens perdaient dans leurs valises… Et un jour on a eu le feu à Montpellier dans une partie de l’usine. Notre patron n’était pas là, du coup je traitais le sinistre directement avec eux. Ils avaient débarqués pendant ma pause café pour avoir toutes les infos possibles pour qu’ils puissent traiter.

Au bout de 3 ans, on ma proposé d’aller à la direction des ventes des matériels de bureau. C’était à Nation et on était une trentaine. Ce service a duré pendant 2 ans et on a remis tout le monde en agence. Je me suis donc retrouvée dans l’agence Montparnasse où je traitais les 7ème et 15ème arrondissements. J’ai vécu à Montparnasse des moments superbes : mon objectif principal était de faire descendre les impayés !

Pour l’anecdote : Un employé avait promis à une bonne sœur américaine qu’elle ne paierait pas la TVA pour sa machine à écrire – elle est venue me voir pour acheter la machine sans la payer mais il me fallait une brochure pour que je lui fasse, donc on lui a refusé. Pour réussir à lui faire payer, je lui avais préparé un plateau cadeau avec des gâteaux et elle nous l’a fait le chèque !!

Anecdote formidable : mon patron m’appelle et me dit que Monsieur Lemonnier voulait que sa fille fasse un stage dans l’agence. Je devais la prendre en charge. Elle est arrivée le même jour qu’une autre stagiaire, et elle est arrivée avec un saxophone ! Convention du Danemark.

Anecdote : Je vois un papi sur un fauteuil, je demande qui c’était ce papi, et il se relève en me disant que c’était Paul-Emile Victor.  On a eu également le grand humoriste Jean Amadou et il était très très gentil.

Dernière anecdote : années 60 port de pantalon interdit !


Source CARA